La maison est magnifique et très agréable, le quartier charmant. Northcote Road, pour ceux à qui ça parle. Les bagages sont défaits. J'ai fait un tour dans le quartier avec les filles. J'ai fait des papouilles à la chienne. J'ai permis aux chats de squatter mon lit.
Mais je vais un peu vite, et je crois que ceux qui me lisent (et dont la plupart me font l'affront de jouer à l'homme invisible...) méritent (ou pas) que je leur raconte mon invraisemblable journée de départ.
J'ai peu dormi cette nuit. Bon, je l'admet : en partie parce que Callen a flingué un suspect désarmé, à bout portant, en direct devant des caméras, et qu'il a de fortes chances de finir ses jours en prison, et que même si ce n'est pas le cas son acte va probablement le hanter jusqu'à sa mort... Non, certes, ça n'est pas le sujet.
J'ai peu dormi parce que je n'avais pas la moindre idée de ce dans quoi j'allais mettre les pieds le lendemain. Si j'avais su la foire que ça allait être, j'aurais flippé deux fois plus, heureusement que je ne suis pas médium... J'ai passé la matinée du premier septembre à boucler ma valise (énorme), mon sac (gigantissime), à répondre au téléphone et à me demander ce que je faisais là. J'ai déjeuné en essayant d'avoir un peu d'appétit.
Puis nous sommes tous les trois partis pour la gare du Nord, en voiture, bagages dans le coffre, petit frère à l'arrière. Arrivés à la gare sans encombre, on en est à chercher à comprendre pourquoi le panneau d'affichage annonce, en lieu et place de la voie de mon train : "1er étage". Nos lanternes ne tardent pas à être éclairées par une voix annonçant dans les hauts parleurs que "l'enregistrement des bangages pour le train numéro 9... (me souviens plus des autres chiffres), départ à 14h13, direction Londres-St Pancras, va fermer dans quelques minutes." Panique à bord, course vers l'escalator, puis vers le guichet du premier étage, où une femme se débrouille pour nous exhorter à nous dépêcher, faire remplir un papier (dont nous ignorions jusqu'ici qu'il était nécessaire) à mon père because bibi est encore mineure jusqu'à la semaine prochaine, et m'indiquer le trajet que je dois faire pour passer la douane et atteindre le siège 54 de la voiture 18. J'ai deux minutes pour faire un énorme câlin à un frère plus ou moins réticent, un énorme bisous à un père plus ou moins angoissé, me coller un sac dans le dos, l'autre sur le ventre, empoigner ma valise, et vogue-la-galère ! Casquette enfoncée sur la tête, sweat noué autour de la taille, veste qui commence à me tenir chaud, je traîne mes trois tonnes cinq de bagage à travers des couloirs, sur un tapis roulant, dans des escaliers, je sors mon passeport, le range, le re-sort, le re-range, je erre sur le quai en quête du chef de bord, qui m'envoie à ma place en me promettant de passer chercher le papier que Papa n'a pas eu le temps de finir de remplir... Puis je me retrouve dans un wagon bondé, plein à craquer de voyageurs palabrant dans douze langues différentes (on se serait cru dans la tour de Babel). Quelques bras secourables se tendent pour m'aider à hisser mes affaires dans les rares endroits où il reste de la place, et, enfin, je me laisse tomber sur mon siège avec un profond soupir. Mon voisin, un londonien, que mon hystérie et ma panique semblent amuser, me souffle un "keep calm" plein de sympathie, me prête un stylo pour combler les blancs de mon papelard, puis un mouchoir quand le stylo sus-nommé à la bonne idée de perdre de l'encre sur mes doigts. Le reste du voyage se déroulera sans encombre, entre quelques mots d'anglais échangés avec mon voisin, ce qui me permet de me mettre dans le bain avant même d'être arrivée, des adieux mélancoliques à ma terre natale, une bouffée d'excitation en entrant dans le tunnel et un sursaut de joie en en ressortant (j'avais bien cru qu'on n'en verrait jamais le bout, on a pas idée de faire des trous pareils... !).
Mais ce n'est pas fini ! Non, car, à peine sortie du train (où, par bonheur, on vendait des cartes de transport, ce qui m'a fait gagner un peu de temps), me voici en quête de l'underground, ça manque de panneau, dans le coin... Heureusement, je finis pas trouver ce que je cherche et, grâce à mon londonien, avec qui j'ai préalablement repéré mon trajet sur le mini plan fourni avec la carte de transport, je ne passe pas une heure à chercher mon chemin. Mine de rien, je n'en suis pas moins soulagée lorsque je m'assois enfin dans la rame brinquebalante, mes bagages calés à mes pieds, et non plus sur mes épaules douloureuses.
Arrivée en avance, je patienterais une trentaine de minutes devant un vendeur de journaux avant de retrouver Fabienne, Juliette et Capucine, puis Nicholas qui nous attend dans la voiture. La suite se déroule vite et sans problème : arrivée à la maison, rencontre avec la chienne et les deux chats, rangement de mes affaires dans ma chambre, cadeaux aux filles (qui sont ravies), puis ballade avec elles dans le quartier, retour à la maison (fantastique, je l'ai déjà dit ?) pour un point avec Fabienne... Le soir, c'est le Papa qui cuisine : risotto maison, puis crêpes. Les ventres sont désormais pleins...
...Et voilà comment je me suis retrouvée assise sur un lit moelleux à taper cet article à côté d'un chat ronronnant.
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| One of the cat |

Je suis tellement jalouse ! Cette expérience semble géniale et tu me donnes l'envie d'essayer. J'ai hâte de connaitre la suite de tes péripéties que tu écris si bien. Quoi qu'il en soit j'espère à l'avenir que l'on ai le droit à des photos (qui préserve ton anonymat bien entendu) de Londres, de tes découvertes et tout ce qui te chantera de photographier !
RépondreSupprimerTon anonyme
Coucou ma belle,
RépondreSupprimerBête que je suis je vien seulement de me souvenir de l'adresse de ton blog... Non non je ne suis pas blonde même si des fois on peut ce poser de questions ...je vais lire attentivement des post et j'adore la photo du chat !!! Je vais lire les autres post après mais bon ce soir c'est ncis alors faut pas pousser ( je suis une méchante meilleure amie ) je vais lire avec plaisir tes nouvelles aventures et à très bientôt
Ps il y a un petit soucis avec la tablette je ne peux pas corriger mes fautes mais te connaissant tu vas t'en charger :)
Gros bisous
Ta sœur de cœur qui pense à toi dans un pays j'espère qui t'accueille à bras ouvert ...
coucou c'est gégé,tu as vraiment l'air de te plaire à Londres,j'suis trop contente pour toi ,moi ca va super bien à lyon,même si je n'ai pas encore internet,l'école est trop bien ,les cours me plaisent et on est tout un groupe de copains :D
RépondreSupprimerpremière semaine,j'ai réalisé une illustration du chaperon rouge,un dessin de pied et une boîte d'allumettes à la gouache bref ...
Tu nous manques beaucoup à Alice et moi ^^
Gros bisous
PS:merci pour la correction de mon prologue
Gégé ! :D je suis super heureuse d'avoir de tes nouvelles ! Tu as l'air de t'éclater, c'est génial, tu n'imagines pas à quel point je suis contente pour toi ! Tu dois être heureuse de travailler entourée de gens qui partagent ta passion (pour le dessin, hein ? pas pour Harry Potter ^^). D'ailleurs, puisqu'on en cause, du balafré à lunettes, quand comptes-tu faire un saut à Londres ? Je n'attend plus que toi pour visiter les studios... ^^
RépondreSupprimerVous me manquez aussi beaucoup les filles. As-tu pensé à tenir ton journal de bord, selon notre pacte de cet été ? Moi j'ai commencé le mien. Et de rien pour ton prologue, je serais ravie de corriger les autres chapitres (un peu plus vite, cette fois, hum ? ^^) si tu me fais l'honneur de me les envoyer.
Je t'embrasse très fort !