Ma semaine d'au pair, acte 1, scène 1
Lundi, 6h55. Sonnerie de réveil interrompue dans l'instant. Coucou, les chats en boule sur ma couette !
Lunettes sur nez. Debout à 7h (tout l'intérêt de mettre le réveil à 55, c'est de pouvoir paresser au lit pendant cinq minutes entières...). Habillage, couette rabattue pour éviter les poils de chat sur l'oreiller. Toc toc à la porte des filles, debout Juliette ! Debout Capucine ! Check des mails, ouverture des rideaux, tout en gardant un oeil sur les louloutes qu'ont parfois un peu de mal à s'extirper des bras de Morphée (n'est-ce pas Mademoiselle J... ? Non, non, je l'ai pas dis, je l'ai pas dis !). Les chats cavalent dans nos jambes, Fabienne descend, bonjour tout le monde. En avant-marche ! Vers le rez-de-chaussée, la cuisine et la salle à manger ! Coucou Bowiee !

T'as été sage ? Pas de bêtise ? C'est bien. Un trit, pour la bonne fifille !
8h, mesdemoiselles. On fait les lits, on se brosse les cheveux et les dents, on empoigne sac et blazers, et on part pour l'école à 8h10 pétante ! À ce soir, Maman, Jo, Petit Têtard (qu'est pas encore né, mais on ne désespère pas) !
Bon, je vous passe les détails de la matinée, plutôt soft, ainsi que du début de l'après-midi, soft aussi. On saute directement à la suite...
15h50. Ces demoiselles sortent de l'école. Mademoiselle Juliette s'en revient à la maison. Mademoiselle Capucine et moi-même traversons le cimetière en mangeant des fingers et en regardant bondir les écureuils (promis, dès que j'y songe, je vous fait une photo !), en route pour le Cned.
Go back home. Mademoiselle Juliette m'attend pour ses devoirs de français. C'est parfois laborieux, on a trop souvent tendance à se laisser embarquer par nos discussions sur les livres qu'on est en train de lire ou d'écrire. Je travaille sur moi pour nous imposer une certaine discipline et tenir ma jeune élève au travail pendant une heure, une heure et demi, sans partir sur autre chose.
18h. Je m'en vais récupérer Mademoiselle Capucine au Cned. Go home, go homeworks. Ensuite, litière des chats, le lundi c'est notre tour (quand on y pense, n'est-ce pas, Mademoiselle C... ? Non, non, je l'ai pas dis non plus !).
19h, tout le monde sous la douche, et plus vite que ça ! (Non mais à tour de rôle, hein ?)
20h, diner ! (Ça rime, si on prononce diner à l'anglais !)
21h, on se dirige vers son lit, mesdemoiselles ! On se brosse les dents, on ne se chamaille pas, on démêle ses cheveux, on les attache si besoin, et à 21h30 grand max, on fait dodo ! (Pas moi, hein ? Les filles seulement... Quoi ? À quelle heure je me couche ? Ahem... Que... ? OUI, OUI, J'ARRIVE, FABIENNE !)
La jeune fille au pair s'incline sous les applaudissements et vous donne rendez-vous dans une semaine ou deux pour le second épisode. Au programme : l'emploi du temps du mardi !
En attendant, les dernières nouvelles :
Flash-info : On apprend à l'instant que Jo-la-Corneille aurait entamé l'écriture d'un nouveau roman, dont l'idée lui serait venu en regardant des vidéos de disney, dont les clips de La Petite Sirène, avec les enfants de sa famille d'accueil. La célèbre oiselle de mauvaise augure ira-t-elle jusqu'au bout de ce nouveau projet ? Ou bien, une fois de plus, le laissera-t-elle tomber comme une vieille chaussette au bout de quinze pages ? Nous vous tiendrons au courant, chers lecteurs, dès que nous en saurons plus...
Édition spéciale : Dans la matinée du jeudi 13 septembre, notre jeune au pair s'est rendue à son premier cours d'anglais. Notre envoyé spécial a réussi à lui arracher ses premières impressions, dès sa sortie de classe : "Tout le monde est très sympa ! J'ai hâte de me faire des amis, je sens qu'on va tous bien s'entendre ! Et les cours sont très intéressants !"
Autre information : C'est d'une source qui a préféré garder l'anonymat (derrière le journaliste, on aperçoit Jo-la-Corneille qui poursuit Juliette et Capucine en brandissant une hache) que nous avons appris la rencontre entre l'au pair et le filleul d'une amie de Fabienne, maîtresse d'une des classes du Cned, un certain jeune français du même âge que le sujet de notre article, qui sera ici désigné sous l'appellation du Grand Brun. D'après notre source, qui rappelons-le, sont deux, l'une grande aux cheveux ondulés, l'autre petite avec des lunettes, et ont choisi de demeurer dans l'ombre, "quand on lui a demandé s'il était aussi mignon qu'on le prétendait, Jo n'a pas arrêté de rougir et s'est mise à bégayer un truc incompréhensible, comme si elle essayait de nous focaliser sur le fait qu'il est super grand." La Corneille, interrogée ce matin-même, dément fermement ces informations et menace de poursuivre nos adorables sources en justice pour diffamation. Elle n'a pas souhaité se prononcer davantage sur le sujet. Soyez assurés, chers lecteurs, que nos journalistes, envoyés spéciaux et autres sources anonymes s'engagent à ne pas perdre une miette de cette histoire et à vous en rapporter chaque détail.

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