vendredi 12 octobre 2012

After one month...

... Et tout d'abord je voudrais m'excuser pour mon long silence. Je me suis retrouvée débordée du jour au lendemain, je passe mon temps libre à lire ou à écrire, à regarder des films en anglais ou à ne rien faire, parce que j'ai la flemme d'entreprendre quoique ce soit. Le reste du temps, j'entreprend.

Mon mea culpa fait, je vous propose de passer sans plus attendre au bilan de ce premier mois en Angleterre. Il est désormais trop tard pour vous narrer par le menu mes samedis et dimanches passés à Covent Garden, Camden et le Tate Modern, mais je vais quand même vous en parler, et tant que j'y suis vous offrir gracieusement toutes les photos qui me restent (NdA : il me FAUT un appareil photo digne de ce nom !).

La vie quotidienne : Bon, a priori, j'ai définitivement pris le rythme. Horaires, tâches (principalement le matin), filles, école, chien, chats, bébé, lave-vaisselle, lave-linge, etc. Bon, pour ce qui est du bébé, j'ai pas grand chose à faire dans l'immédiat. L'autre jour je lui ai changé une couche, mais c'était le hasard, j'étais montée le chercher et il en avait besoin alors j'ai pris l'initiative, mais jusqu'ici il passe tout son temps avec sa maman (et pour cause). Les chats, tout ce qu'ils me demandent, c'est de maintenir leurs gamelles pleines d'eau et de croquettes, de les laisser glander sur mon lit et faire les fous dans le rideau de ma fenêtre, et de changer leur litière avec les filles deux fois par semaine. Ces temps-ci, Nicolas étant reparti sur Paris et Fabienne ne descendant plus le matin pour cause de nuits passées à nourrir son petit morphal, je suis chargée de sortir la chienne et de lui donner à manger. Je dois la sortir le soir aussi, parfois. En plus, comme elle est malade cette semaine, je la suis à la trace armée de mon saut et de mon balais à franges (message à l'intention de Père et Mère : si, à mon retour, vous m'accueillez avec un balais et une serpillère, je prend un aller-simple pour l'Australie). Restent les filles, qui rechignent parfois à se lever le matin et m'imposent leur mauvaise humeur, qui ne supportent pas que je leur répète cent fois la même chose mais qui n'ont pas l'air de se rendre compte que, si elles faisaient ce que je dis, je ne le dirais qu'une fois. Qui, quand elles sont crevées, n'hésitent pas à me répondre sur un ton totalement inadéquat. Qui se disputent et se provoquent tout le temps et sont incapables de partager. Oui, je réalise tout à fait que ma description du comportement de ces demoiselles correspond grosso modo au comportement de mon frère et de moi-même au même âge, inutile de me le faire remarquer. N'insistez pas, je vous dis que c'est inutile ! Sans compter la grande qui fait sa crise d'adolescence. C'est très perturbant, d'ailleurs : je regarde Juliette et je me revois au même âge. Elle lit. À table, dans la rue, aux toilettes, en prenant son goûter, quand on est pressé et qu'on l'attend, au lieu de faire ses devoirs. Oui, c'est très casse-pieds. Pardon Maman, pardon Papa.
Ceci dit, on passe quand même de bons moments. Par exemple, quand je dois emmener la petite au CNED, je vais la chercher à l'école à trottinette. Faut voir la tête des gens quand on les double à deux sur son engin, pour dévaler la rue en pente en chantant "I believe I can flyyyyyy !!!" Et puis la grande et moi, on écris un bouquin. Enfin, on essai. Si ça donne quelque chose, ça risque d'être cool. Je vous tiens au courant. Du reste, j'ai appris à sortir les poubelles, à changer une litière, à lancer une lave-vaisselle et une machine à laver. C'est toujours bon à prendre, n'est-ce pas ?

Londres : J'ai moins aimé Covent Garden que Portobello Road. La preuve, au bout de quelques heures, je suis allée errer dans SoHo et Chinatown parce que j'en avais marre. Cela dit, avec les clowns et les saltimbanques, les amuseurs publiques et les musiciens à tous les coins de rue, c'est bien sympa quand même.

Y a des trucs bizarres, à Covent Garden...



                                                                                  Viens, vois les musiciens... ! Le rocker black, on dirait Morgan Freeman, vous trouvez pas ?




Une rue de Londres...


Chinatown

Je sais pas pourquoi les Londonniens pensent que leurs blousent sècheront mieux comme ça...


À force de errer...

... On finit par atterrir dans des coin multicolores !





Je me suis retrouvée au Tate Modern presque par hasard. J'étais avec Kata et Juliette, deux filles de mon cours d'anglais, un dimanche après-midi, sur les bords de la Tamise. On avait un parapluie pour trois, je n'avais pas de capuche, il tombait des cordes et le vent soufflait en rafales. Est-il besoin de préciser qu'à l'issue d'une course folle contre les éléments (au cours de laquelle nous avons traversé vaille que vaille le "pont d'Harry Potter", vous savez, ce truc un peu tordu que les Mangemorts font plus ou moins exploser au début du film 6 ? À moins que ce ne soit le 7...), lorsque nous avons enfin déboulé dans le hall du musée pour nous mettre à l'abris, nous ressemblions à trois chatons qu'un bon Samaritain viendrait d'extirper de la rivière in extremis avant leur noyade ? Oui, je fais des phrases trrrrrrrrrrès longues. On a eu le temps de ne visiter qu'une seule section (le musée est immense et s'étend sur plusieurs étages) mais j'y retournerais, ça m'a bien plu.


Diabolo (1950), Germaine Richier
Water (1953 - 4), Germaine Richier

The Painter's family (1962), Giorgo de Chirico
(NdB : Celui là c'est mon préféré...)


A mi-Voix (1958), Dorothea Tanning
Table with Accumulator (1958 - 1985), Joseph Beuys

Monument to the Stag, Joseph Beuys

Family Jules : NNN (No Naked Niggahs) (1974), Barkley L. Hemdricks


Camden, c'est fantastique. Un labyrinthe de boutiques, d'échoppes et d'étals de tout et de n'importe quoi. Vous n'imaginez pas comme j'ai dû me retenir pour ne pas acheter tout ce qui me passait sous les yeux. Au final je suis ressortie les mains vides. Très frustrant, mais nécessaire pour ne pas cramer mon salaire hebdomadaire en une demie journée.

Pour vous donner une idée de l'ambiance...
Juste parce que je trouvais ce tas de valise absolument romantique...

Je n'ai malheureusement pas ou presque pas de photos à vous en proposer, mais je dois y retourner d'ici la fin du mois afin d'écumer les boutiques de fringues gothiques : je cherche un déguisement pour Halloween et je voudrais me trouver un truc original. De préférence dont je puisse réutiliser les différents éléments séparément dans ma vie de tous les jours. Je sens que ça va être fun... Je devrais peut-être proposer à Erin de venir avec moi ? Ce qui m'amène au troisième point...

Les rencontres : J'en ai fais pas mal cette semaine, par l'intermédiaire d'un site dont je vous donne d'ailleurs l'adresse, c'est très bien fait et ça peut servir si vous vous expatriez à l'étranger et que vous avez besoin de pratiquer la langue avec des natifs : www.conversationexchange.com À l'issu de cette semaine, je retiens les noms de trois personnes que je reverrais volontier.
Erin : Avant que vous ne posiez la question, c'est un nom de fille. Elle a quelque chose comme vingt-deux ans et bosse dans une librairie en attendant de savoir ce qu'elle veut faire, exactement. Elle a passé au moins une partie de ses années lycée en Indiana, aux Etats-Unis. On s'entend plutôt bien et on a pas mal de sujets de conversation. Elle parle très bien français, mais a besoin de pratiquer, alors on alterne les langues pendant nos discussions. On a passé la matinée du mercredi ensembles, à se balader le long de la Tamise et dans St James' Park (sauf erreur de ma part), et on a même déjeuner ensembles. Elle est très sympa. Elle me fait un peu penser à une copine française qui devrait se reconnaître, vous avez à peu près le même âge... Bien que vous ne fassiez absolument pas la même taille, hum ?

L'Irlandais : L'Irlandais est roux, pas très grand, et professeur de maths. Vingt-quatre ans, si ma mémoire est juste. Adore Le Seigneur des Anneaux et Oh My God ! J'ai trouvé un mâle qui aime Pride & Prejudice !! Je croyais que ça n'existait que des les films et les livres !! Quitte à le harceler de textos, on va essayer de le revoir, celui-là, hein ?

L'Ecossais (parce que je ne fais pas les choses à moitié) : L'Ecossais est blond et trrrrrès grand. Tellement grand que pour discuter, on s'est assis sur un banc, histoire de lui éviter d'avoir à se baisser toutes les cinq minutes pour entendre ce que je dis -le pauvre ! Contrairement à ce qui m'inquiétait il n'a pas un accent à couper au couteau. Joue de la guitare -gling ! Un point pour l'Ecossais ! On a passé une heure au bord de la Tamise à parler musique et littérature. Lui aussi, on va voir si y a moyen de le revoir...

Voili-voilou. En gros, vous avez le bilan de mon premier mois (plus quelques jours) à Londres. Que dire d'autre ? Je me suis inscrite à la bibliothèque et j'ai emprunté Doctor Who en DVD pour voir la seconde partie de la saison 6, ainsi que Pride & Prejudice en anglais (le livre). Ah, et je pense aller de temps à autre à la piscine de Brixton. Et je vais m'acheter un vélo, ça me fera des économies sur les trajets en bus.

Plein de kisses à tous, et à bientôt ! Et on termine avec quelques photos de London Bridge et de Buckingham Palace !






Jo

2 commentaires:

  1. salut je voulais savoir si tu rentrais pour la toussaint ,sinon j'espère que tu vas bien et que tout se passe à merveille à Londres .Les photos sont magnifiques ,les oeuvres du tate modern superbes et que dire des paysages ^^
    moi ca va toujours ,j'ai appris beaucoup de choses sur la perspective et sur la lumière ,ainsi qu'une nouvelle technique pour faire de la gouache .
    Géraldine

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    1. Salut ma Gégé ! Non, je ne rentre pas pour la Toussaint, je reviens seulement un week-end (17/18 novembre) et je rentre probablement pour Noël. Plein de biz, et ravie que tu te plaises autant dans ton école !! ;D

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